Wir verkünden mit großer Freude, dass vom 05. September bis zum 08. September 2024 im NewYorck im Bethanien 2 B, 10997 Berlin-Kreuzberg 36, eine anarchistische Büchermesse stattfinden wird. Das letzte Mal das in Berlin, unserer Kenntnis nach, so was stattfand, war im Jahr 2016, als die Tage der anarchistischen Ideen und Publikationenstattfanden. Es sind nicht nur allzu viele Jahre seitdem vergangen, sondern überhaupt ist es wichtig wieder in Berlin ein regelmäßig stattfindendes Ereignis zu organisieren, was die Verbreitung anarchistischer und revolutionärer Ideen angeht. Die Büchermesse soll also nicht als was ephemeres, sondern als ein kontinuierliches Ereignis verstanden werden, was jedes Jahr stattfinden soll. Seit Anfang der 2010er trugen anarchistische Büchermessen in ganz Europa, von der iberischen Halbinsel bis zum Balkan, zu einen mehr als willkommen zu heißenden Wiederbeleben anarchistischer Ideen und Praxen bei. Nicht nur die Verbindung und Bezugnahme zwischen Gefährtinnen und Gefährten entlang des ganzen Globus war die Folge, sondern auch eine Internationalisierung von Debatten. Und dies wollen auch wir mit dieser Büchermesse erreichen.
Představujeme zde překlad textu „Defétismus a antimilitarismus: Jediná možná třídní odpověď na válku na Ukrajině“, který napsala skupina „Centro di documentazione contro la guerra“ a který byl původně zveřejněn v červnu 2023 v italštině na jejich webových stránkách.
Tento text považujeme za jedno z nejjasnějších vyjádření revolučního defétismu v současném protiválečném hnutí. Chtěli bychom zvláště zdůraznit několik velmi silných bodů, které soudruzi v tomto textu rozvíjejí:
Důraz na nutnost organizovat praktické akce na „domácí frontě“ „našeho vlastního“ tábora, jako například blokování dodávek vojenského materiálu na frontu.
Trvání na nekompromisním postoji proti oběma stranám interimperialistické války na Ukrajině a obraně třetího tábora revolučního defétismu i proti pacifistickým výzvám sociálně-demokratických sil.
Zdůrazňování faktu, že „válka na Ukrajině“ není jen jednou z mnoha válek, ale má ústřední místo ve formující se globální vojenské konfrontaci mezi dvěma znepřátelenými bloky. Druhým takovým místem se zřejmě stává v současnosti probíhající válka na Blízkém východě, jejímž středobodem je nelítostné vyvražďování proletářů v „Gaze“.
Zimní anarchistický festival knihy v Praze se blíží. Kdo by čekal, že tam narazí na stánek AMI, bude asi zklamaný. V nabídce bookfairu nebudou materiály AMI a podle všeho to vypadá, že ani publikace Historického spolku Zádruha, Nakladatelství Subverze a Třídní války aj. Některé anarchistické projekty se na “anarchistický” festival prostě nikdo neobtěžoval pozvat. Projekty, co zájem o účast prejevují, byli odmítnuty. Že už prý nezbylo místo. No ovšem, jak by mohlo zbýt místo, když ho zabírají liberální spolky jako A2, Alarm, Broken Books, Divus, Utopia libri a Kudla Werskstatt? Liberálové jsou vřele vítáni, zatímco anarchistické projekty odmítány. Jistě, každý ať si zve koho chce. Jen ať se pak ale nikdo nediví, že se lidé budou posmívat tomu, když je sešlost liberálů prezentována jako anarchistická akce.
Tým organizující festival se rozhoduje pro toto podivné nastavení, ale aktivity AMI to nezasáhne a neovlivní. Jen chceme našim podporovatelům a podporovatelkám vysvětlit pozadí toho, proč naše publikace na této akci nenajdou.
Anarchistické projekty zkrátka musejí hledat zázemí jinde než na takových akcích. Sami si ho budovat, organizovat a rozvíjet. Hledat spojence v proletářském prostředí nikoli v prostředí reformistické levice vedené idealistickými liberály ze střední třídy. Od nich nemůžeme čekat nic dobrého. Liberálové vždy budou nabízet jen kontrarevoluční obsah, který nás svádí do bahna reformismu. AMI takový obsah odmítá. Ostatním doporučujeme to samé.
Nous éditons ici en brochure un article du Groupe Communiste Internationaliste (GCI), publié en 1997, à propos du soulèvement prolétarien qui embrasa à l’époque l’Albanie. Pourquoi revenir aujourd’hui, se demanderait-on, sur des événements « vieux » de plus d’un quart de siècle, alors que ceux-ci ne constituent qu’une énième défaite de notre classe dans la terrible guerre que les capitalistes mènent depuis des siècles contre les exploités ? Parce que loin de se contenter de décrire et de comprendre les rapports sociaux d’exploitation, de domination, d’oppression et d’aliénation qui sont imposés à l’humanité, loin de se satisfaire de la biologie du capital, nous revendiquons au contraire la nécessité pour les communistes, pour les révolutionnaires, de se réapproprier les luttes de nos frères et sœurs de classe, de tirer les leçons des insurrections passées afin de mieux préparer les insurrections à venir, de transformer l’existant, bref de participer de la nécrologie du capital !
A l’heure où les besoins de la classe des capitalistes, et plus profondément du capital lui-même en tant qu’être impersonnel dominant la totalité des rapports existants dans ce monde, imposent toujours plus brutalement la guerre globale et l’anéantissement du vivant dans le but de prétendre résoudre ses propres contradictions ; à l’heure où le prolétariat devra imposer aux marchands de chair à canon et autres propriétaires d’esclaves salariés ses plans pour l’espèce humaine, s’il veut maintenir la vie sur la planète et enfin vivre plutôt que de survivre ; à l’heure où la seule alternative est et reste la lutte des classes, la guerre de classe sur notre initiative… rappelons simplement cette vérité : oui, jusqu’à présent le prolétariat est allé de défaite en défaite, il a perdu toutes les batailles qui l’opposait à son ennemi de classe… Mais tel un Phénix, il ressurgit à chaque fois, rebondissant sur les convulsions qui déchirent les entrailles de la Bête immonde, réaffirmant toujours son essence internationaliste et sa critique du monde de la valeur et de la propriété privée…
Oui, jusqu’à présent la bourgeoisie est allée de victoire en victoire, elle a gagné toutes les batailles qui l’opposait à son ennemi de classe, et cela a toujours été une obligation pour elle ! Car à chaque fois, après une victoire, qui n’est que temporaire, les contradictions de classe, l’antagonisme de classe, réapparaissent avec toujours plus de force… Une seule défaite pour elle, une seule bataille perdue, véritablement, intrinsèquement et fondamentalement perdue, signifierait le renversement des rapports d’exploitation, de domination de classe, le renversement de la praxis, la fin du capitalisme et donc la victoire du prolétariat et l’abolition de l’inhumanité !
Alors qu’il nous suffit, à nous prolétaires, de ne remporter véritablement, intrinsèquement et fondamentalement qu’une seule bataille qui sera notre victoire finale !!!
Wir präsentieren hier unsere Übersetzung des Textes „Defätismus und Antimilitarismus: Die einzig mögliche Antwort der Klasse auf den Krieg in der Ukraine“, verfasst vom „Centro di documentazione contro la guerra“, der ursprünglich im Juni 2023 in italienischer Sprache auf deren Website veröffentlicht wurde.
Wir halten diesen Text für einen der deutlichsten Ausdrücke des revolutionären Defätismus in der aktuellen Antikriegsbewegung. Wir möchten insbesondere einige sehr starke Punkte hervorheben, die die Gefährten und Gefährtinnen in diesem Text entwickeln:
Das Beharren auf der Notwendigkeit, praktische Aktionen an der „Heimatfront“ des „eigenen“ Lagers zu organisieren, wie z.B. die Blockade der Lieferungen von militärischem Material an die Front.
Das Beharren auf einer kompromisslosen Haltung gegen beide Seiten des innerimperialistischen Krieges in der Ukraine und die Verteidigung des dritten Lagers des revolutionären Defätismus auch gegen die pazifistischen Aufrufe der sozialdemokratischen Kräfte.
Das Beharren auf der Tatsache, dass der „Krieg in der Ukraine“ nicht nur einer von vielen Kriegen ist, sondern einen zentralen Platz in der sich formierenden globalen militärischen Konfrontation zwischen zwei gegnerischen Blöcken einnimmt. Der sich kürzlich entfaltende Krieg im Nahen Osten, in dessen Mittelpunkt das unerbittliche Abschlachten der Proletarier in „Gaza“ steht, scheint der zweite derartige Ort zu werden.
Nous présentons ici la traduction en français du texte « Défaitisme et antimilitarisme : la seule réponse de classe possible à la guerre en Ukraine » écrit par le « Centro di documentazione contro la guerra », publié à l’origine en juin 2023 en italien sur leur site web.
Nous considérons ce texte comme l’une des expressions les plus claires du défaitisme révolutionnaire dans le mouvement anti-guerre actuel. Nous aimerions souligner plusieurs points très forts que les camarades développent dans ce texte :
Le fait d’insister sur la nécessité d’organiser des actions pratiques sur le « front intérieur » de « notre propre » camp, comme le blocage des livraisons de matériel militaire au front.
Le fait d’insister sur une position intransigeante s’opposant aux deux camps en présence de la guerre inter-impérialiste en Ukraine et défendant le troisième camp, celui du défaitisme révolutionnaire, même contre les appels pacifistes des forces sociales-démocrates.
Et insister sur le fait que la « guerre en Ukraine » n’est pas une guerre parmi d’autres, mais qu’elle occupe une place centrale dans la confrontation militaire mondiale en cours entre deux blocs opposés. La guerre qui se déroule actuellement au Moyen-Orient, centrée sur le massacre incessant des prolétaires à « Gaza », semble devenir un deuxième foyer de confrontation important.
We present here our translation of the text “Defeatism and antimilitarism: Only possible class response to the war in Ukraine” written by “Centro di documentazione contro la guerra” originally published in June 2023 in Italian on their website.
We consider this text to be one of the clearest expressions of the revolutionary defeatism in the current anti-war movement. We would like to especially underline several very strong points, that the comrades are developing in this text:
The insistence on the necessity to organize practical actions on the “home front” of “our own” camp, like blocking the deliveries of the military material to the front.
The insistence on an uncompromising stance opposing both sides of the inter-imperialist war in Ukraine and defending the third camp of revolutionary defeatism even against the pacifist calls of the social-democratic forces.
The insistence on the fact that “War in Ukraine” is not just one of many wars, but has a central place in the forming global military confrontation between two opposing blocks. The recently unfolding war in the Middle East, centered on the relentless slaughter of the proletarians in “Gaza” seems to becoming the second such a place.
Presentiamo qui il testo “Disfattismo e antimilitarismo: L’unica risposta di classe possibile alla guerra in Ucraina”, scritto dal “Centro di documentazione contro la guerra” e pubblicato originariamente nel giugno 2023 in italiano sul loro sito web.
Riteniamo che questo testo è una delle espressioni più chiare del disfattismo rivoluzionario dell’attuale movimento contro la guerra. Vorremmo sottolineare in particolare alcuni punti molto forti che i compagni sviluppano in questo testo:
L’insistenza sulla necessità di organizzare azioni pratiche sul “fronte interno” del “nostro” campo, come bloccare le consegne di materiale militare al fronte.
L’insistenza su una posizione intransigente di opposizione a entrambe le parti della guerra inter-imperialista in Ucraina e la difesa del terzo campo del disfattismo rivoluzionario anche contro gli appelli pacifisti delle forze socialdemocratiche.
L’insistenza sul fatto che la “guerra in Ucraina” non è solo una delle tante guerre, ma ha un posto centrale nel confronto militare globale che si sta formando tra due blocchi contrapposti. La recente guerra in Medio Oriente, incentrata sull’implacabile massacro dei proletari a “Gaza”, sembra diventare il secondo tale posto.
La posizione dei rivoluzionari di fronte alla guerra capitalista è sempre la stessa: opporre la rivoluzione sociale alla guerra, lottare contro la “propria” borghesia e il “proprio” stato nazionale. Storicamente, questa posizione è chiamata disfattismo rivoluzionario perché proclama apertamente che il proletariato deve lottare contro il nemico che si trova nel “proprio” paese, che deve agire in modo da pervenire alla sconfitta e che solo in questo modo partecipa all’unificazione rivoluzionaria del proletariato mondiale, solo in questo modo la rivoluzione proletaria può svilupparsi in tutto il mondo.
Fin dalle origini del movimento operaio, la questione della guerra e della rivoluzione, la questione dell’opposizione tra guerra e rivoluzione, è centrale. In effetti, è in un periodo di guerra e rivoluzione (e la storia ci mostra l’interazione tra quelli due poli) che possiamo vedere più chiaramente chi sta da una parte e chi dall’altra delle barricate. Nel corso della storia, la posizione sulla guerra e sulla rivoluzione è stata il punto culminante in cui varie forze e partiti che si definivano rivoluzionari (o socialisti, o anarchici, o comunisti…) sono stati smascherati e sono stati infine costretti a rivelare il loro volto controrivoluzionario (1) nelle loro affermazioni che una tale guerra era una guerra giusta, che un particolare paese era vittima di un’aggressione, che erano contrari alla guerra ma solo in determinate circostanze, che sostenevano la liberazione di una nazione contro un’altra…