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ÉGYPTE : Rien n’a changé, mais tout commence…

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Tout homme, quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, participe à la lutte des classes… Et cela, de manière active ou passive… En la développant et en l’approfondissant ou en la niant… Comme sujet de sa propre existence ou comme objet de sa survie sous la dictature de la valeur… Dans le camp du prolétariat ou dans celui-ci de la bourgeoisie… Comme être humain ou comme idiot utile du capital… « L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire des luttes de classes. » (Karl Marx)

A travers ce petit texte sur les luttes actuelles en Égypte, nous tenons à souligner les affirmations importantes de la lutte séculaire de notre classe contre la tyrannie de la valeur, contre l’exploitation. Notre but n’est évidemment pas d’analyser ces événements pour simplement les comprendre, mais bien pour les transformer, pour bouleverser la quotidienneté historique de notre vie de misère de prolétaires qui nous étreint, afin d’éradiquer définitivement le rapport social capitaliste de la surface de notre planète. Nous ne tenons pas à passer notre temps à décrire à longueur de pages les horreurs de cette société de mort et de souffrance ; nous ne tenons évidemment pas à nous enfermer dans un rôle passif et académique. Nous ne nous intéressons pas plus à la biologie du capital, et n’avons aucune intention de le décrire de manière objective. Nous avons tout au contraire la prétention de participer directement à sa destruction finale et de nous inscrire dans le mouvement de sa nécrologie… Et cela signifie de se placer résolument au cœur des événements qui se déroulent sous nos yeux, d’en être résolument partie prenante comme force agissante et déterminante…

Depuis maintenant plus de deux ans, une importante vague de luttes traverse sans discontinuer le Maghreb et le Machrek. Tour à tour, la Tunisie, l’Egypte, Bahreïn, le Yémen, la Libye, la Syrie,… se sont embrasés de mille feux insurgés… Des « dictateurs » sont tombés, d’autres s’accrochent à leurs lambeaux de pouvoir, partout la répression est féroce, brutale, à la hauteur de la détermination des prolétaires à ne pas crever sur l’autel de la valeur sans au moins vendre sa peau le plus chèrement possible. Luttes contre la faim, contre la misère, contre l’augmentation des prix des denrées alimentaires « de base », contre le chômage, contre l’impunité des tortionnaires, contre l’arrogance affichée des maîtres retranchés dans leurs forteresses de moins en moins inaccessibles…

Et lorsque des « dictateurs » sont chassés sous la pression de « la rue » (doux euphémisme journalistique pour ne pas désigner simplement le véritable sujet de ces mouvements : le prolétariat en lutte !), ou mieux dit, lorsque la bourgeoisie mondiale et ses appareils centraux écartent tel ou tel de leurs gestionnaires qui ne sont plus aptes à maitriser la situation, alors de « nouvelles » figures apparaissent, des « alternatives » politiques plus crédibles sont poussées au portillon afin de rétablir la paix sociale et l’ordre du business. Mais très vite, la lutte reprend sa dynamique comme nous pouvons le constater depuis deux ans…

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Quand les profits des capitalistes s’effondrent, ceux-ci répondent à la résistance prolétarienne par un bain de sang !

Quand les profits des capitalistes s’effondrent, ceux-ci répondent à la résistance prolétarienne par un bain de sang !

Ce ne sont pas ces meurtres qui mettront un terme au défi prolétarien en Afrique du Sud !

Lorsque des mineurs de la mine de Marikana (d’où sont extraits 12% du platine produit dans le pays et qui est en même temps la plus riche mine de platine au monde), ainsi que des habitants du coin qui survivent dans des taudis misérables, ont manifesté le 15 août 2012 pour l’amélioration de leurs conditions de vie, la police –ce corps de protection du capital- a répondu par un massacre.

L’État assassine 45 personnes en 5 jours pour réprimer les mouvements de protestation !

Mais les insupportables conditions de vie ne peuvent pas être balayées par un bain de sang. Le tic-tac de la bombe à retardement ne s’arrête pas… Et il fera sauter tout le système d’exploitation !

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Encore et toujours plus de massacres en Syrie

Encore et toujours plus de massacres en Syrie
Solidarité avec le prolétariat en lutte

Au début du mois de février 2012, nous avons publié un tract en plusieurs langues pour adresser notre salut internationaliste aux prolétaires en lutte en Syrie, Égypte, Tunisie,… et partout dans le monde ! Ce tract participait du mouvement de commémorations en Syrie du trentième « anniversaire » du soulèvement dans la ville de Hama et de sa terrible répression.

Mais, au moment même où les prolétaires continuaient de descendre massivement dans les rues et d’occuper les places publiques des différentes villes et villages de Syrie contre la dégradation de leurs conditions de vie, contre l’exploitation et contre la répression, au moment même où ils se souvenaient également de ce terrible massacre de 1982 et organisaient des cortèges pour honorer la mémoire de leurs frères et sœurs de lutte assassinés, l’État syrien planifiait une nouvelle offensive meurtrière et une réponse implacable afin de tenter d’étouffer la rébellion qui se développe actuellement. Quasiment trente ans jour pour jour après le soulèvement dans la ville de Hama, l’armée syrienne a brutalement bombardé à l’artillerie lourde la ville de Homs, ville symbole de la rébellion des prolétaires aujourd’hui, faisant plus de 260 morts en une seule journée. L’armée syrienne et les milices étatiques en ont fait le siège pendant près d’un mois, affamant ses habitants, pour finir par écraser les derniers insurgés au combat dans le quartier de Bab Amr.

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Salut aux prolétaires en lutte en Syrie, Égypte, Tunisie,… et partout dans le monde !

Massacres en Syrie… et action directe prolétarienne…

C’était il y a trente ans, dans la ville de Hama en Syrie… Le 2 février 1982, la population répond aux appels à l’insurrection contre le pouvoir en place, contre la misère et la répression. Les insurgés, auxquels se joignent 150 officiers de l’armée, se rendent maîtres de la ville, détruisent des centres de répression, exécutent plus de 300 mercenaires du régime en place, ainsi qu’une première unité de parachutistes envoyée pour mater la révolte. L’État réplique en faisant assiéger et bombarder à l’artillerie lourde la ville 27 jours durant ; du gaz cyanure est même utilisé. L’assaut final est donné dans ce qui nous rappelle une certaine « semaine sanglante » parisienne où les ultimes sursauts de résistance prolétarienne sont à la hauteur de la terreur étatique : des jeunes femmes « kamikazes » se font exploser au milieu des blindés et des soldats qui ratissent les quartiers, maison par maison. La répression est terrible, le bain de sang total : on estime entre 25.000 et 50.000 le nombre de victimes. Ces événements ne sont pas, ou peu, relayés dans la presse et ne soulèvent aucune indignation à l’étranger, d’autant plus que partout, c’est la thèse du complot islamiste qui est mis en avant pour mieux occulter la nature sociale de ces luttes, comme de toutes luttes de notre classe. Ce soulèvement n’est pas apparu dans un ciel bleu : grèves, manifestations, sabotages, émeutes, attentats à la bombe, exécutions d’officiers de l’armée et de cadres dirigeants du régime baasiste, mutineries dans des prisons, divers massacres, cela fait des mois, des années que d’importants affrontements embrasent la Syrie. De plus, le pays se situe au centre d’une région à feu et à sang, où les luttes de notre classe se mêlent à des conflits entre diverses fractions bourgeoises : rappelons-nous la guerre du Liban en 1982, ainsi que la répression sanglante dans les camps de réfugiés « palestiniens » où les prolétaires se font massacrer tantôt par l’armée israélienne, tantôt par diverses milices, si ce n’est pas directement par les flics de l’OLP et de la « libération nationale », rappelons-nous la « révolution iranienne » de 1977 à 1979 et sa transformation dans une guerre inter-bourgeoise entre l’Iran et l’Irak qui fera environ un million de morts en huit ans, rappelonsnous aussi les luttes contre cette guerre, les sabotages, le défaitisme révolutionnaire, des régiments des armées des deux pays belligérants qui désertent leur camp respectif pour s’unifier et mener des actions contre leur propre bourgeoisie, contre les deux États, rappelons-nous la vague de luttes prolétariennes qui déferle sur l’Égypte en 1977, rappelons-nous… Continue reading ‘Salut aux prolétaires en lutte en Syrie, Égypte, Tunisie,… et partout dans le monde !’ »

Lutte de classe au Maghreb et au Machrek1… Lutte de classe dans le monde entier…

Depuis des semaines et des mois, un fort mouvement secoue le soi-disant « monde arabe », qui n’est rien qu’une partie de l’ensemble du monde du capital. Des pays comme la Tunisie, l’Egypte, le Yémen, Bahreïn, la Libye, la Syrie, etc., des villes comme Tunis, Gafsa, Sfax, Kasserine, Le Caire, Alexandrie, Suez, Sanaa, Aden, Tripoli, Benghazi, Misrata, Tobrouk, Damas, Deraa, Latakieh, Homs, etc. sont en feu et brûlent de notre colère sociale. Protestations et manifestations, affrontements avec la police et les unités spéciales, grèves massives et violentes, pillages, incendies de banques et d’institutions de l’Etat, actions de solidarité et agitation, mise en place de comités et de « shoras »… tout cela et beaucoup d’autres choses sont des expressions du mouvement prolétarien qui s’est développé à travers ces régions. C’est notre perspective de classe qui émerge de ces « révoltes populaires » – tant en organisant des structures afin de distribuer de la nourriture et de l’aide médicale en-dehors et contre les rapports d’échange comme à Misrata par exemple, que lorsque des ouvriers détruisent le quartier général du syndicat officiel égyptien, ou encore lorsque des manifestations de défaitisme révolutionnaire éclatent en Arabie Saoudite contre leurs « propres » troupes qui sont envoyées pour écraser la rébellion au Bahreïn. Continue reading ‘Lutte de classe au Maghreb et au Machrek1… Lutte de classe dans le monde entier…’ »